Réflexions stériles
Le post précédent m’a finalement amenée à réfléchir sur la posture du journaliste. Du journaliste rock plus précisément, puisque évidemment, on n’aborde pas l’actualité du monde de la même façon qu’on aborde l’actualité d’un groupe de rock, même si certaines règles journalistiques sont immuables.
Attention, je n’écris pas les lignes qui vont suivre en prétendant savoir ce qui fait un bon papier ! Je voulais juste exposer ce que moi j’apprécie dans les articles que je lis.
Je me souviens, quand j’étais au lycée, on avait étudié un texte intitulé ‘L’objectivité du journaliste est-elle possible ?’, quelque chose dans ce goût-là. Evidemment, je ne me rappelle pas le contenu de ce texte – eh, ça ne veut pas dire que ça fais si longtemps que ça que j’ai quitté le lycée ! – mais il me semble que la réponse aurait plutôt tendance à être négative. Qui peut prétendre à la totale objectivité, dans tous les domaines de la vie ? Dans un article sur une quelconque expression artistique – que ce soit la musique, le cinéma, le dessin, l’écriture… que les artistes dont j’ai oublié le domaine me pardonnent, je ne prétends pas à l’exhaustivité ! – la question se pose d’autant plus ou plutôt, selon moi, la question s’y pose comme une affirmation : non, pas d’objectivité, encore heureux !
Dans un devoir de philo sur ‘La beauté s’explique-t-elle ?’, j’avais construit ma dissertation sur un non assez catégorique. Je ne m’imagine pas un journaliste écrivant un article sur la beauté d’un disque en alignant les arguments ‘raisonnables’. Où est l’intérêt ? Evidemment, mon prof de philo ne l’avait pas entendu de cette oreille – la philosophie apprécie rarement un non comme réponse –, me démontrant le fait qu’en art, il y a des canons de la beauté que tout le monde reconnaît. Soit. Mais je suis trop ignorante – suis-je la seule ? – en tous les domaines pour pouvoir être sensible à ces ‘canons’ : parlez-moi des accords majeurs et mineurs que Be
ethoven a semés dans ses compositions… hum ! Parlez-moi de ce que vous ressentez à l’écoute de Beethoven, d’accord. Forcément, j’aurai envie de comprendre pourquoi vous éprouvez ça (c’est dans ma nature d’empêcheuse de tourner en rond) mais de toute façon, je ne trouverai jamais de réponse.
L’objectivité se décline en positif ou en négatif, bien sûr. Là, je me pose une question : où est l’intérêt de laisser un journaliste qui n’apprécie pas un groupe faire un papier sur ce même groupe ? (Je ne parle pas forcément des critiques de disques, parce que là, c’est encore un autre problème : il faut donner au lecteur/auditeur des repères dans la jungle des sorties mensuelles… De toute façon, quoiqu’il en soit, c’est problématique, vu qu’une critique dans un magazine, ça ne sera jamais représentatif, même si l’ambition d’une mauvaise critique sera quand même de vous épargner de gaspiller votre argent dans un disque qui n’en vaut pas la peine. Mais peut-être que vous, vous trouverez que ça en vaut la peine… Bref.) Je disais donc que ce que j’aime, quand je lis un magazine de rock, c’est ressentir toute la passion qui anime un journaliste à l’égard d’un groupe. Y a-t-il meilleur journaliste que celui qui arrive à vous faire vous intéresser, par l’enthousiasme qu’il met dans son article, à un groupe que vous n’aimez pas ? Les articles de pure indifférence, ça m’emmerde un peu.
Bon. Quoiqu’il en soit du contenu d’un article, peut-être que, plus important que la subjectivité, c’est l’honnêteté qui compte. Je m’explique : j’aime beaucoup savoir qui est le type (ou la fille) qui écrit l’article, ce qu’il aime comme musique, quelle est son histoire personnelle avec le groupe qu’il interviewe, par exemple. Evidemment, pour les lecteurs qui suivent Rock&Folk depuis des années, c’est facile : ils savent qui, il y a deux ans, a fait l’article sur machin, qui est fan de truc… ça n’est pas le cas de tout le monde. Je crois qu’à ce titre, c’est le magazine Newcomer qui emporte mon affection. Les types de Newcomer, avant l’interview d’un groupe, font souvent une introduction interminable, remplie d’anecdotes personnelles qui à la longue peuvent vous soûler mais qui sont aussi l’outil qui va vous permettre de savoir comment le journaliste a envisagé son article, son interview. (Promis, je n’ai pas d’actions chez Newcomer, mais en plus de tout ça, les photos sont superbes et la maquette tout autant ! Dommage qu’il ne sorte que tous les trois mois environ et qu’il soit aussi confidentiel dans les librairies…)
Bref. Je crois que j’ai dit tout ce que j’avais à dire, c’est-à-dire pas forcément grand chose de constructif, mais j’espère que je saurai prendre mes propres réflexions à mon compte !
Attention, je n’écris pas les lignes qui vont suivre en prétendant savoir ce qui fait un bon papier ! Je voulais juste exposer ce que moi j’apprécie dans les articles que je lis.
Je me souviens, quand j’étais au lycée, on avait étudié un texte intitulé ‘L’objectivité du journaliste est-elle possible ?’, quelque chose dans ce goût-là. Evidemment, je ne me rappelle pas le contenu de ce texte – eh, ça ne veut pas dire que ça fais si longtemps que ça que j’ai quitté le lycée ! – mais il me semble que la réponse aurait plutôt tendance à être négative. Qui peut prétendre à la totale objectivité, dans tous les domaines de la vie ? Dans un article sur une quelconque expression artistique – que ce soit la musique, le cinéma, le dessin, l’écriture… que les artistes dont j’ai oublié le domaine me pardonnent, je ne prétends pas à l’exhaustivité ! – la question se pose d’autant plus ou plutôt, selon moi, la question s’y pose comme une affirmation : non, pas d’objectivité, encore heureux !Dans un devoir de philo sur ‘La beauté s’explique-t-elle ?’, j’avais construit ma dissertation sur un non assez catégorique. Je ne m’imagine pas un journaliste écrivant un article sur la beauté d’un disque en alignant les arguments ‘raisonnables’. Où est l’intérêt ? Evidemment, mon prof de philo ne l’avait pas entendu de cette oreille – la philosophie apprécie rarement un non comme réponse –, me démontrant le fait qu’en art, il y a des canons de la beauté que tout le monde reconnaît. Soit. Mais je suis trop ignorante – suis-je la seule ? – en tous les domaines pour pouvoir être sensible à ces ‘canons’ : parlez-moi des accords majeurs et mineurs que Be
ethoven a semés dans ses compositions… hum ! Parlez-moi de ce que vous ressentez à l’écoute de Beethoven, d’accord. Forcément, j’aurai envie de comprendre pourquoi vous éprouvez ça (c’est dans ma nature d’empêcheuse de tourner en rond) mais de toute façon, je ne trouverai jamais de réponse. L’objectivité se décline en positif ou en négatif, bien sûr. Là, je me pose une question : où est l’intérêt de laisser un journaliste qui n’apprécie pas un groupe faire un papier sur ce même groupe ? (Je ne parle pas forcément des critiques de disques, parce que là, c’est encore un autre problème : il faut donner au lecteur/auditeur des repères dans la jungle des sorties mensuelles… De toute façon, quoiqu’il en soit, c’est problématique, vu qu’une critique dans un magazine, ça ne sera jamais représentatif, même si l’ambition d’une mauvaise critique sera quand même de vous épargner de gaspiller votre argent dans un disque qui n’en vaut pas la peine. Mais peut-être que vous, vous trouverez que ça en vaut la peine… Bref.) Je disais donc que ce que j’aime, quand je lis un magazine de rock, c’est ressentir toute la passion qui anime un journaliste à l’égard d’un groupe. Y a-t-il meilleur journaliste que celui qui arrive à vous faire vous intéresser, par l’enthousiasme qu’il met dans son article, à un groupe que vous n’aimez pas ? Les articles de pure indifférence, ça m’emmerde un peu.
Bon. Quoiqu’il en soit du contenu d’un article, peut-être que, plus important que la subjectivité, c’est l’honnêteté qui compte. Je m’explique : j’aime beaucoup savoir qui est le type (ou la fille) qui écrit l’article, ce qu’il aime comme musique, quelle est son histoire personnelle avec le groupe qu’il interviewe, par exemple. Evidemment, pour les lecteurs qui suivent Rock&Folk depuis des années, c’est facile : ils savent qui, il y a deux ans, a fait l’article sur machin, qui est fan de truc… ça n’est pas le cas de tout le monde. Je crois qu’à ce titre, c’est le magazine Newcomer qui emporte mon affection. Les types de Newcomer, avant l’interview d’un groupe, font souvent une introduction interminable, remplie d’anecdotes personnelles qui à la longue peuvent vous soûler mais qui sont aussi l’outil qui va vous permettre de savoir comment le journaliste a envisagé son article, son interview. (Promis, je n’ai pas d’actions chez Newcomer, mais en plus de tout ça, les photos sont superbes et la maquette tout autant ! Dommage qu’il ne sorte que tous les trois mois environ et qu’il soit aussi confidentiel dans les librairies…)Bref. Je crois que j’ai dit tout ce que j’avais à dire, c’est-à-dire pas forcément grand chose de constructif, mais j’espère que je saurai prendre mes propres réflexions à mon compte !

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